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Comme dans un pain surprise, fermez les yeux et servez vous :
Une tranche de plaisir ?
Une couche de bonne humeur ?
Une rasade de fou rire ?
De Mozart à Bizet, d'Offenbach à Gainsbourg en passant par Bernstein, Lopez ou encore Verdi, retrouvez dans La Muse Gueule, une mise en scène endiablée et certains de ces refrains classiques ou populaires que l'on se surprend, parfois, à fredonner. Allez hop, que commence ce spectacle, véritable ode à tous les plaisirs.
Soyons sûrs et certains, en tout cas, d'y trouver à boire et à manger...
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Le Figaroscope du 23 Mai 2007, " La Muse Gueule, un savoureux pastiche "
Sur le plateau de la salle où se joue La Muse Gueule, le spectateur découvre un décor hyperréaliste : une cuisine équipée avec un coin pour l’évier et la gazinière où chauffe un four et fume en permanence une bouilloire.
Au milieu, une grande table sert de plan de travail et à l’arrière plan sont disposés un réfrigérateur et une série d’étagères pour l’épicerie. Sur le devant côté jardin, est installé un piano. Soprano qui ne dédaigne pas flirter avec l’opérette en continuant à chanter Mozart et Haendel, Aude Sardier a signé et interprète avec trois autres chanteurs lyriques, ce pastiche chanté inspiré par la cuisine qu’est La Muse Gueule, sous titré “Opéra gourmand”.
Il emprunte aux meilleurs compositeurs et il y est question de plats, de mets et de cuisine, à la fabrication desquels le spectateur est convié.Un amour de la voix et de la bonne chère réunit les interprètes.
Critique :
Celui qui a quelques connaissances en matière d’opéra, d’opérette ou de chansons, savourera mieux que le néophyte ce spectacle musical chanté.
On y goûte quelques airs ou extraits de Carmen, Rigoletto, La Traviata, La flûte enchantée, Le chanteur de Mexico.Avec des paroles souvent “corrigées” du livret, mais qui évoquent toujours une situation de cuisine ou en cuisine : la fabrication d’un gâteau ou la préparation d’une bouillabaisse (avec l’accent), l’attendrissement d’une viande et notamment d’un poulet.Les quatre chanteurs se démènent comme de beaux diables vocalement et physiquement et le pianiste les accompagne à un rythme soutenu.
Yves Bourgade
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